Unuiĝo Franca por Esperanto
Biblioteko  Hippolyte  Sebert

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GUIDE ESPERANTO
DE LA
CROIX-ROUGE


Voici une réédition numérique d’une ancienne petite brochure de phrases-types destinée à la Croix-Rouge.
Cette brochure est une édition très résumée de l’ouvrage complet "Esperanto et Croix-Rouge" du Lieutenant Bayol publié en 1906. Elle connut plusieurs éditions en plusieurs langues. Son format est env. 11½cm.×8cm. pour IV+16 pages.


Jen elektronika republikigo de malnova malgranda fraz-broŝureto franca-Esperanta por la Ruĝa Kruco.
Tiu broŝureto estis mallongigo de libro de Leŭtenanto Bayol [bajol] eldonita en 1906.


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Prix : 10 centimes

(Eldono franca)

GUIDE ESPERANTO
DE   LA
CROIX-ROUGE

Extrait de la brochure « Esperanto et Croix-Rouge »
du Lieutenant BAYOL
de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr (France)

Emportez en campagne : Une Clef Esperanto et le Guide Esperanto de la Croix-Rouge

à l’usage des militaires blessés ou malades, des médecins, chirurgiens, brancardiers, infirmiers, des membres de la Croix-Rouge et des ministres de tous les cultes, de tous ceux, en un mot, qui sont appelés en temps de guerre à donner des soins ou à en recevoir, dans les ambulances, hôpitaux et toutes formations sanitaires.

PARIS
OFFICE CENTRAL ESPERANTISTE
51, RUE DE CLICHY


Ces petits guides, établis pour les différentes langues usuelles (*), contiennent la série des questions et des réponses qu’il peut être utile d’échanger, et leur traduction en langue internationale Esperanto avec la prononciation figurée en regard, ce qui permet à des interlocuteurs de différentes nationalités de les utiliser sans même connaître cette langue. Toutes les formations sanitaires devraient donc être pourvues d’une provision de ces guides dans la langue des pays où elles peuvent avoir à fonctionner.
  (*) Ils existent actuellement en neuf langues : anglais, français, allemand, danois, espagnol, italien, russe, suédois et portugais.

La façon d’en faire usage se comprend aisément : les deux interlocuteurs possédant chacun le Guide établi en sa propre langue, celui qui interroge trouvera pour chaque question qu’il veut poser (et qu’il lit dans la première colonne) la traduction en Esperanto donnée dans la deuxième colonne, avec la prononciation figurée dans la troisième.

Celui qui répond trouve dans la première colonne de son Guide la traduction dans sa propre langue de cette question lue dans la deuxième colonne ; et il peut lire en Esperanto la traduction de la réponse qu’il veut faire. Il trouve les éléments de cette réponse dans son Guide, en le complétant au besoin par l’usage de la CLÉ ESPERANTO de la même langue, empruntée à la série des petits manuels bilingues établis sur un type analogue en 19 langues différentes.

Ces opérations sont rendues possibles parce que la prononciation de l’Esperanto est identique pour tous les peuples par suite de son alphabet phonétique. Les interlocuteurs peuvent au pis aller se contenter de se montrer les numéros des phrases. Par contre, ces petits Guides sont évidemment moins nécessaires si tous deux connaissent déjà l’Esperanto.


GUIDE ESPERANTO
DE   LA
CROIX-ROUGE


DIVISION

1 à  39. I. Dans une ambulance, dans un hôpital.
(Termes les plus nécessaires aux blessés et malades. — À apprendre par cœur dès le temps de paix ou, si possible, au début des hostilités.)
40 à  60. II. Dans une ambulance, dans un hôpital (suite).
61 à  67. III. Rapport.
68 à  71. IV. Interrogatoire.
72 à  77. V. Heure. — Âge.
78 à 107. VI. Dans une localité.
108 à 127. VII. Au logement.
 128 à 149.  VIII. Chez un commerçant.
150 à 173. IX. À l’hôtel.
174 à 185. X. Divers.


N. B. — Le personnel des formations et établissements sanitaires consultera avec fruit la brochure « Esperanto et Croix-Rouge » pour les termes techniques, militaires, médicaux, etc.


GUIDE ESPERANTO

 LANGUE NATIONALELANGUE ESPERANTO
(Internationale)
PRONONCIATION DE L’ESPERANTO
en langue nationale
 I. Dans une ambulance, dans un hôpital.I. En ambulanco, en hospitalo.(Accentuer la syllabe en lettres grasses, la pénultième.)
1.Que vous est-il arrivé ?Kio okazis al vi ?Ki-o o-ka-ziss al vi ?
2.Je suis blessé.Mi estas vundita.Mi éss-tass voun-di-ta.
3.Je suis malade.Mi estas malsana.Mi éss-tass mal-sa-na.
4.Où ?  Là ?  (Montrer l’endroit.)Kie ?  Tie ?Ki-é ?  Ti-é ?
5.Non. — Oui. — Là. (Montrer.)Ne. — Jes. — Tie.Né. — Yéss. — Ti-é.
6.Conduisez-moi dans un endroit où on donne des soins.Konduku min en flegejon.Konn-dou-kou minn én flé-gué-yonn.
7.Appelez le médecin !Voku la kuraciston !Vo-kou la kou-rat-tsiss-tonn !
8.Comment vous portez-vous ?Kiel vi fartas ?Ki-él vi far-tass ?
9.Bien. — Mal.Bone. — Malbone.Bo-né. — Mal-bo-né.
10.Je suis fatigué.
Je ne suis pas fatigué.
Mi estas laca.
Mi ne estas laca.
Mi éss-tass la-tsa.
Mi né éss-tass la-tsa.
11.J’ai chaud — froid.Mi estas varma — malvarma.Mi éss-tass var-ma — mal-var-ma.
12.J’ai faim.
Je n’ai pas faim.
Mi estas malsata — ne estas sata.
Mi estas sata — ne estas malsata.
Mi éss-tass mal-sa-ta — né éss-tass sa-ta.
Mi éss-tass sa-ta — né éss-tass mal-sa-ta.
13.J’ai soif.
Je n’ai pas soif.
Mi estas soifa.
Mi ne estas soifa.
Mi éss-tass so-i-fa.
Mi né éss-tass so-i-fa.
14.J’ai des coliques.Mi havas kolikon.Mi ha-vass ko-li-konn.
15.J’ai de la fièvre.Mi havas febron.Mi ha-vass -bronn.
16.J’ai de la diarrhée.
Je suis constipé.
Mi havas lakson.
Mi havas mallakson.
Mi ha-vass la-xonn.
Mi ha-vass mal-la-xonn.
17.Je respire bien — mal.Mi spiras bone — malbone.Mi spi-rass bo-né — mal-bo-né.
18.Je dors bien — mal.Mi dormas bone — malbone.Mi dor-mass bo-né — mal-bo-né.
19.Souffrez-vous ?
Oui. — Non.
Ĉu vi suferas ?
Jes. — Ne.
Tchou vi sou--rass ?
Yéss. — Né.
20.Où souffrez-vous ?
Là (montrer l’endroit).
Kie vi suferas ?
Tie.
Ki-é vi sou--rass ?
Ti-é.
21.Que désirez-vous ?
Je désire :
Kion vi deziras ?
Mi deziras :
Ki-onn vi dé-zi-rass ?
Mi dé-zi-rass :
22.—  manger.—  manĝi.—  mann-dji.
23.—  boire.—  trinki.—  trinn-ki.
24.—  dormir.—  dormi.—  dor-mi.
25.—  me lever.—  leviĝi.—  lé-vi-dji.
26.—  m’asseoir.—  sidiĝi.—  si-di-dji.
27.—  me coucher.—  kuŝiĝi.—  kou-chi-dji.
28.—  marcher.—  marŝi.—  mar-chi.
29.—  m’habiller.—  vestiĝi.—  véss-ti-dji.
30.—  me laver.—  lavi min.—  la-vi min.
31.—  cracher.—  kraĉi.—  kra-tchi.
32.—  vomir.—  vomi.—  vo-mi.
33.—  télégraphier.—  telegrafi.—  té-lé-gra-fi.
34.—  écrire.—  skribi.—  skri-bi.
35.—  une serviette.—  tukon.—  tou-konn.
36.—  un mouchoir.—  naztukon.—  naz-tou-konn.
37.—  cela (montrer la chose).—  tion.—  ti-onn.
38.Quelle heure est-il ?
(Répondre en montrant une pendule ou une montre.)
Kioma horo estas ?—  Ki-o-ma ho-ro éss-tass ?
39.Ecrivez votre nom.
(Donner crayon et papier.)
Skribu vian nomon.Skri-bou vi-ann no-monn.


« Les sacrifices que fera tout homme de notre monde européen en consacrant quelque temps à l’étude de l’Esperanto sont tellement petits, et les résultats qui peuvent en découler tellement immenses, qu’on ne peut se refuser à faire cet essai. »

LÉON TOLSTOÏ.


 II. Dans une ambulance, dans un hôpital.
(Suite)
II. En ambulanco, en hospitalo.
(Daŭrigo.)
 
40.Je souffre :
—  beaucoup — peu.
Mi suferas :
—  multe — malmulte.
Mi sou--rass :
—  moul-té — mal-moul-té.
41.—  plus — moins.—  pli — malpli.—  pli — mal-pli.
42.—  de la tête.—  je la kapo.—  yé la ka-po.
43.—  de la gorge.—  je la gorĝo.—  yé la gor-djo.
44.—  de l’estomac.—  je la stomako.—  yé la sto-ma-ko.
45.—  de la poitrine.—  je la brusto.—  yé la brouss-to.
46.—  du ventre.—  je la ventro.—  yé la vénn-tro.
47.—  du dos.—  je la dorso.—  yé la dor-so.
48.—  de la jambe droite.
—  de la jambe gauche.
—  je la dekstra kruro.
—  je la maldektra kruro.
—  yé la dex-tra krou-ro.
—  yé la mal-dex-tra krou-ro.
49.—  du pied.—  je la piedo.—  yé la pi-é-do.
50.—  du côté.—  je la flanko.—  yé la flann-ko.
51.Je saigne.Mi sangadas.Mi sann-ga-das.
52.Je crache du sang.Mi sputas sangon.Mi spou-tass sann-gonn.
53.Je crache de la bile.Mi sputas galon.Mi spou-tass ga-lonn.
54.Je désire :
—  lire.
Mi deziras :
—  legi.
Mi dé-zi-rass :
—  -gui.
55.—  un journal.—  ĵurnalon.—  jour-na-lonn.
56.—  un livre.—  libron.—  li-bronn.
57.—  du papier.—  paperon.—  pa--ronn.
58.—  de l’encre.—  inkon.—  inn-konn.
59.—  une plume.—  plumon.—  plou-monn.
60.—  un crayon.—  krajonon.—  kra-yo-nonn.


 III. Rapport.III. Raporto. 
61.Faites votre rapport.Diru vian raporton.Di-rou vi-ann ra-por-tonn.
62.Qui avez-vous vu ?Kiun vi vidis ?Ki-oun vi vi-diss ?
63.Des blessés.Vunditojn.Voun-di-toye-nn.
64.Combien ? (1)Kiom ?Ki-omm ?
65.Quand ? (2).Kiam ?Ki-amm ?
66.Où ?Kie ?Ki-é ?
67.Est-ce loin ? près ?
Oui. — Non.
Ĉu estas malproksime ? proksime ?
Jes. — Ne.
Tchou éss-tass mal-pro-xi-mé ? pro-xi-mé ?
Yéss. — Né.

(1) Voir « CLEF ESPERANTO », numération, ou répondre en écrivant un chiffre.
(2) Voir Nos 72 à 75, ou répondre en indiquant l’heure sur la montre.


« Un inconvénient qui se vérifie en guerre, et surtout les jours de bataille, dans les ambulances, est celui de ne pouvoir se comprendre. Faute de pouvoir se comprendre de part et d’autre, les soins deviennent plus difficiles à donner, souvent dans de tels cas les souffrances sont endurées plus longtemps qu’il n’est nécessaire et beaucoup des vœux du patient — souvent, hélas ! le dernier — demeurent inexaucés. »

PAUL BLASHKE.

(Der internationale Lazaretsprachführer.)


 IV. Interrogatoire.IV. Demandaro. 
68.Quel est votre nom ?Kiu estas via nomo ?Ki-ou éss-tass vi-a no-mo ?
69.Quel âge avez-vous ?
(Voir Nos 76-77, ou répondre en écrivant d’abord le nombre d’années puis le nombre de mois en chiffres.)
Kiun aĝon vi havas ?Ki-ounn a-djonn vi ha-vass ?
70.Quel est votre pays ?Kiu estas via lando ?Ki-ou éss-tass vi-a lann-do ?
71.Ecrivez le nom et l’adresse de la personne qui doit être prévenue de votre état.Skribu la nomon, kaj la adreson de la persono, kiun oni devas sciigi pri via stato.Skri-bou la no-monn kaye la a-dré-ssonn dé la per-so-no, ki-ounn o-ni -vass stsi-i-gui pri vi-a sta-to.


« La Croix-Rouge appartient à ces institutions qui ont le plus besoin d’un langage commun, facile à apprendre ; car si les autres institutions ont affaire quelquefois seulement à des gens de langages différents et laissant la possibilité de chercher un traducteur, la Croix-Rouge presque toujours concerne des gens parlant des langues différentes et exige une compréhension immédiate. »

« Les nobles travaux de la Croix-Rouge sur le champ de bataille perdent souvent leur valeur pour la raison seulement que sauveteur et sauvé ne se comprennent pas réciproquement. »

ZAMENHOF.


 V. Heure. — Age.V. Horo. — Aĝo. 
72.Il est 4 heures.
Il est 4 h. 20 minutes.
Estas la kvara.
Estas dudek minutoj post la kvara.
Ess-tass la kva-ra.
Ess-tass dou-dék mi-nou-toye post la kva-ra.
73.À quelle heure viendrez-vous ?Je kioma horo vi venos ?Yé ki-o-ma ho-ro vi -noss ?
74.À dix heures 45 minutes.Je kvardek kvin minutoj post la deka.kvar-dék kvinn mi-nou-toye post la -ka.
75.Quel âge avez-vous ?Kiun aĝon vi havas ?Ki-ounn a-djonn vi ha-vass ?
76.J’ai 25 ans.
J’ai 25 ans, 6 mois.
Mi havas dudek kvin jarojn.
Mi havas dudek kvin jarojn kaj ses monatojn.
Mi ha-vass dou-dék kvinn ya-roye-nn.
Mi ha-vass dou-dék kvinn ya-roye-nn kaj ses mo-na-toye-nn.
77.Écrivez la date de votre naissance.
(Donner papier et encre.)
Skribu la daton de via naskiĝo.Skri-bou la da-tonn dé vi-a nass-ki-djo.


« Au cours de la campagne de Chine, j’ai eu à commander une colonne mixte comprenant des contingents français, anglais, allemands, italiens. J’ai donc pu constater par expérience combien une langue commune qu’ils auraient pu apprendre à parler pendant le temps qu’a duré le voyage du pays d’origine au point de débarquement aurait été utile à tous. »

« On ne saurait donc trop féliciter le capitaine Capé de son heureuse initiative et il convient de faciliter sa tâche par tous les moyens dont nous pouvons disposer. »

Général BAILLOUD.


 VI. Dans une localité.VI. En domaro. 
78.Quel est le nom de cette localité ?Kiu estas la nomo de tiu domaro ?Ki-ou éss-tass la no-mo de ti-ou do-ma-ro ?
79.Ville — village ? Urbo — vilaĝo ?Our-bo — vi-la-djo ?
80.Conduisez-moi :
—  à la mairie.
Konduku min :
—  al la urbdomo.
Konn-dou-kou minn :
—  al la ourb-do-mo.
81.—  à l’école.—  al la lernejo.—  al la lér--yo.
82.—  sur la place.—  sur la placon.—  sour la pla-tsonn.
83.—  à la fontaine.—  al la fontano.—  al la fonn-ta-no.
84.—  à l’abreuvoir.—  al la trinkejo.—  al la trinn--yo.
85.—  à la poste.—  al la poŝto.—  al la poch-to.
86.—  au télégraphe.—  al la telegrafo.—  al la télé-gra-fo.
87.—  à l’hôtel.—  al la hotelo.—  al la ho--lo.
88.—  à l’ambulance.—  al la ambulanco.—  al la amm-bou-lann-tso.
89.—  à l’hôpital.—  al la hospitalo.—  al la hoss-pi-ta-lo.
90.—  au poste.—  al la posteno.—  al la poss--no.
91.—  chez un médecin.—  ĉe kuraciston.—  tché kou-ra-tsiss-tonn.
92.—  chez un pharmacien.—  ĉe farmaciiston.—  tché far-ma-tsi-iss-tonn.
93.—  chez un vétérinaire.—  ĉe veterinaron.—  tché vé-té-ri-na-ronn.
94.—  chez un charron.—  ĉe ĉarfariston.—  tché tchar-fa-riss-tonn.
95.—  chez un sellier.—  ĉe selfariston.—  tché sél-fa-riss-tonn.
96.—  chez un maréchal-ferrant.—  ĉe hufforĝiston.—  tché houf-for-djis-tonn.
97.—  chez un tailleur.—  ĉe tajloron.—  tché tay-lo-ronn.
98.—  chez un cordonnier.—  ĉe ŝuiston.—  tché chou-iss-tonn.
99.—  chez un boulanger.—  ĉe paniston.—  tché pa-niss-tonn.
100.—  chez un épicier.—  ĉe spiciston.—  tché spi-tsiss-tonn.
101.—  chez l’amiral.—  ĉe la admiralon.—  tché la ad-mi-ra-lonn.
102.—  chez le général.—  ĉe la generalon.—  tché la gué-né-ra-lonn.
103.—  chez le colonel.—  ĉe la kolonelon.—  tché la ko-lo--lonn.
104.—  chez le commandant.—  ĉe la komandanton.—  tché la ko-mann-dann-tonn.
105.—  chez le capitaine.—  ĉe la kapitanon.—  tché la ka-pi-ta-nonn.
106.—  chez le lieutenant.—  ĉe la leŭtenanton.—  tché la léou-té-nann-tonn.
107.Où sont les officiers ?
Les sous-officiers ?
Les soldats ?
(Donner les adresses par écrit.)
Kie estas la oficiroj ?
La suboficiroj ?
La soldatoj ?
Kiéss-tass la o-fi-tsi-roye ?
La sub- o-fi-tsi-roye ?
La sol-da-toye ?


« Puisse l’alliance de l’Étoile verte de l’Esperanto à la Croix-Rouge de Genève, facilitant les relations internationales, permettre aux personnes généreuses portant le brassard de la Croix-Rouge d’accomplir encore plus de bien. »

« Nous serons sûr alors d’avoir été utile à la grande famille humaine. »

(Brochure Esperanto et Croix-Rouge : Dédicace à M. MOYNIER, Président du Comité International de la Croix-Rouge, à Genève.)


 VII. Au logement.VII. En loĝejo. 
108.Quel est le nom de la personne qui habite cette maison ?Kiu estas la nomo de la loĝanto en tiu domo ?Ki-ou éss-tass la no-mo dé la lo-djann-to dé ti-ou do-mo ?
109.Je désire :
—  une chambre.
Mi deziras :
—  ĉambron.
Mi dé-zi-rass :
—  tchamm-bronn.
110.—  un lit.—  liton.—  li-tonn.
111.—  des draps.—  littukon.—  lit-tou-koye-nn.
112.—  une couverture.—  kovrilon.—  ko-vri-lonn.
113.—  de la lumière.—  lumon.—  lou-monn.
114.—  du feu.—  fajron.—  faye-ronn.
115.—  une lanterne.—  lanternon.—  lann-ter-nonn.
116.—  un seau.—  sitelon.—  si--lonn.
117.—  une marmite.—  bolpoton.—  bol-po-tonn.
118.—  un plat.—  pladon.—  pla-donn.
119.—  un verre.—  glason.—  gla-ssonn.
120.—  une assiette.—  teleron.—  té--ronn.
121.—  une cuillère.—  kuleron.—  kou--ronn.
122.—  une fourchette.—  forkon.—  for-konn.
123.—  un couteau.—  tranĉilon.—  trann-tchi-lonn.
124.Où est l’écurie ?Kie estas la ĉevalejo ?Kiéss-tass la tché-va--yo ?
125.Où est la cuisine ?Kie estas la kuirejo ?Kiéss-tass la kou-i--yo ?
126.Où sont les W. C. ?Kie estas la necesejo ?Kiéss-tass la né-tsé-ssé-yo ?
127.Où est le grenier ?Kie estas la grenejo ?Kiéss-tass la gré--yo ?


 VIII. Chez un commerçant.VIII. Ĉe komercisto. 
128.Combien cela coûte ?Kiom tio kostas ?Ki-omm ti-o koss-tass ?
129.Ecrivez le prix.Skribu la prezon.Skri-bou la pré-zonn.
130.C’est trop cher.Estas tro kare.Ess-tass tro ka-ré.
131.Donnez-moi :
—  du tabac.
Donu al mi :
—  tabakon.
Do-nou al mi :
—  ta-ba-konn.
132.—  des allumettes.—  alumetojn.—  a-lou--toye-nn.
133.—  de la chandelle.—  kandelon.—  kan--lonn.
134.—  une brosse.—  broson.—  bro-sonn.
135.—  du savon.—  sapon.—  sa-ponn.
136.—  de la paille.—  pajlon.—  paye-lonn.
137.—  de l’avoine.—  avenon.—  a--nonn.
138.—  du son.—  branon.—  bra-nonn.
139.—  un caleçon.—  kalsonon.—  kal-so-nonn.
140.—  un pantalon.—  pantalonon.—  pann-ta-lo-nonn.
141.—  un gilet.—  veŝton.—  véche-tonn.
142.—  un tricot.—  trikoton.—  tri-ko-tonn.
143.—  un vêtement.—  veston.—  véss-tonn.
144.—  un manteau.—  mantelon.—  mann--lonn.
145.—  un chapeau.—  ĉapelon.—  tcha--lonn.
146.—  du fil noir.
—  du fil blanc.
—  fadenon nigran.
— fadenon blankan.
—  fa--nonn ni-grann.
— fa--nonn blann-kann.
147.—  des aiguilles.—  kudrilojn.—  kou-dri-loye-n.
148.—  des épingles.—  pinglojn.—  pinn-gloye-nn.
149.—  des ciseaux.—  tondilojn.—  tonn-di-loye-nn.


 IX. A l’hôtel.IX. En la hotelo. 
150.Garçon !Kelnero !Kél--ro !
151.Donnez-moi :
—  du vin.
Donu al mi :
—  vinon.
Do-nou al mi :
—  vi-nonn.
152.—  de l’eau.—  akvon.—  ak-vonn.
153.—  de la bière.—  bieron.—  bi-é-ronn.
154.—  du pain.—  panon.—  pa-nonn.
155.—  de la viande.—  viandon.—  vi-ann-donn.
156.—  de la soupe.—  supon.—  sou-ponn.
157.—  des œufs.—  ovojn.—  o-voye-nn.
158.—  des légumes.—  legomojn.—  lé-go-moye-nn.
159.—  du fromage.—  fromaĝon.—  fro-ma-djonn.
160.—  du dessert.—  deserton.—  dé-sser-tonn.
161.—  du poisson.—  fiŝon.—  fi-chonn.
162.—  de la salade.—  salaton.—  sa-la-tonn.
163.—  du café.—  kafon.—  ka-fonn.
164.—  du thé.—  teon.—  -onn.
165.—  du chocolat.—  ĉokoladon.—  tcho-ko-la-donn.
166.—  du lait.—  lakton.—  lak-tonn.
167.—  du sucre.—  sukeron.—  sou--ronn.
168.—  de l’alcool.—  alkoholon.—  al-ko-ho-lonn.
169.—  du beurre.—  buteron.—  bou--ronn.
170.—  de l’huile.—  oleon.—  o--onn.
171.—  du vinaigre.—  vinagron.—  vi-na-gronn.
172.—  du sel.—  salon.—  sa-lonn.
173.—  du poivre.—  pipron.—  pi-pronn.


 X. Divers.X. Diversaĵoj. 
174.Venez-vous ? (Est-ce que vous venez ?)
Oui ou non ?
Ĉu vi venas ?
Jes aŭ ne ?
Tchou vi -nass ?
Yéss aou né ?
175.Qui est couché ici ?
Un infirmier. — Une infirmière.
Kiu kuŝas tie ?
Flegisto. — Flegistino.
Ki-ou kou-chass ti-é ?
Flé-guiss-to. — Flé-guiss-ti-no.
176.Quel temps fait-il ?Kia vetero estas ?Ki-a vé--ro éss-tass ?
177.Beau. — Mauvais.Bela. — Malbela.-la. — Mal--la.
178.Sec. — Humide.Seka. — Malseka.-ka. — Mal--ka.
179.Il pleut.
Il neige.
Il vente.
Il grêle.
Pluvas.
Neĝas.
Ventas.
Hajlas.
Plou-vass.
-djass.
Vénn-tass.
Haye-lass.
180.Les chemins sont boueux.La vojoj estas kotaj.La vo-yoye éss-tass ko-taye.
181.impraticables aux voitures.nevetureblaj.né-vé-tou--blaye.
182.Bonjour. — Bonsoir.
Bonne nuit.
Bon appétit.
Bonan tagon ! — Bonan vesperon !
Bonan nokton !
Bonan apetiton !
Bo-nann ta-gonn ! — Bo-nann vess--ronn !
Bo-nann nok-tonn !
Bo-nann a-pé-ti-tonn.
183.Merci.Mi dankas.Mi dann-kass.
184.Au revoir !Ĝis revido.Djis ré-vi-do !
185.Je vous salue.Mi salutas vin.Mi sa-lou-tass vinn.


Esperanto et Croix-Rouge, par le Lieutenant Bayol, de l’École sp. militaire de St-Cyr.
Ouvrage dédié à M. MOYNIER, Président du Comité international de la Croix-Rouge (Genève), et recommandé à l’attention des Comités centraux des Sociétés nationales de la Croix-Rouge du monde entier par le Bulletin du Comité international de Genève, fondateur de cette institution (N° d’octobre 1906)…

Fr.  1,00

Le même ouvrage, édition Allemande…

Fr.  1,25

     —      —      édition Russe…

Fr.  1,50

Intercompréhension dans les formations et établissements sanitaires en temps de guerre…

Fr.  0,50

Petit Guide de la Croix-Rouge. Existe en neuf langues :
Anglaise : Esperanto Guide to the Red Cross.
Danoise : Esperanto vejleder for det Röde-Kors.
Française : Guide Esperanto de la Croix-Rouge.
Allemande : Esperanto-Führer für das Rote-Kreuz.
Espagnole : Guia Esperanto de la Cruz-Roja.
Italienne : Guida Esperanto de la Croce-Rossa.
Russe : Спутникъ Краснаго креста на Языкъ Эсперанто.
Suédoise : Röda Korsets Esperanto-Parlör.
Portugaise : Guia Esperanto da Cruz Vermelha.
(Remise par quantités) chacun…

Fr.  0,10

Fundamento de Esperanto (grammaire, exercices et vocabulaire en 5 langues dans le même volume : français, anglais, allemand, russe et polonais), relié  3 francs, broché…

Fr.  2,00

     —      —      le même ouvrage, édition en une seule langue :
En espagnol, italien, grec ou roumain…

Fr.  1,00

En tchèque…

Fr.  1,10

En hongois…

Fr.  1,30

Clef Esperanto (Existe en 19 langues).
Notions grammaticales et vocabulaire de 1.800 radicaux pouvant former plus de 3.000 mots…

Fr.  0,05


Le catalogue des ouvrages publiés en Esperanto ou pour l’étude de l’Esperanto est envoyé franco sur demande adressée à l’Office Central Espérantiste, 51, rue de Clichy, à Paris.


Dès les premiers temps de l’Esperanto, je lui ai voué mon culte, ma confiance et mon admiration ; et je suis plein de reconnaissance pour cette langue et pour ceux qui me l’ont fait connaître.

Dr CH. BOUCHARD,

Membre de l’Institut, Membre de l’Académie de médecine.

Certes, oui, l’Esperanto aurait pu rendre des services pendant la guerre balkanique, aux médecins, au personnel infirmier, aux malheureux blessés !…

Dr CARLE DE MARVAL,

délégué de la Croix-Rouge Suisse sur le théâtre de la guerre balkanique.

Des expériences multiples incontestables et incontestées établissent que les hommes les moins cultivés peuvent facilement parler deux langues maternelles ; – or, une langue internationale artificielle est beaucoup moins difficile à apprendre que toute langue naturelle ; donc les hommes, même les moins cultivés, pourront facilement ajouter à leur langue nationale une seconde langue, internationale, artificielle, qu’ils arriveront sans peine à parler comme une langue maternelle.

Prof. CH. RICHET,

Membre de l’Académie de médecine, Prix Nobel.

L’Empereur d’Autriche doit parler dix-sept langues pour comprendre ses sujets…

Dr DOR.

Nous voulons faire de l’Esperanto une langue internationale, et notre cause doit être l’Evangile du monde entier.

Comte HAYASHI,

Ministre des Affaires Etrangères du Japon.

L’Esperanto est tout à fait apte à remplir les conditions d’un langage international ; il est destiné à jouer un rôle considérable en facilitant les relations entre les divers pays.

Major STRAUB,

Délégué officiel du gouvernement des Etats-Unis au IVe congrès universel d’Esperanto.

J’ai pu apprécier la valeur de la langue auxiliaire Esperanto…

Prince ROLAND BONAPARTE.

L’emploi de l’Esperanto dans les diverses Sociétés de la Croix-Rouge est tellement nécessaire, qu’on peut affirmer que dans un temps rapproché, à côté du signe distinctif de la Croix-Rouge, apparaîtra comme un symbole d’espérance la petite étoile verte de l’Esperanto.

Général PRIOU.

Il faut que dans les familles on parle l’Esperanto comme une langue seconde.

Général MATTON,

Gouverneur de Besançon.

Je suis fervent partisan de l’Esperanto.

Général LANGLOIS,

Sénateur, membre de l’Académie française.

L’Esperanto doit être connu de tout homme de progrès.

Colonel KIFFIN-TAYLOR,

de l’Armée anglaise.

L’utilité de l’Esperanto est incontestable.

Général DE LACROIX.

Ces petits guides de la Croix-Rouge seront bien utiles dans le monde militaire, et surtout dans les services des Sociétés de secours aux blessés.

Général Baron OKU,

Chef d’Etat-Major de l’Armée japonaise.

La Convention de Genève suppose implicitement que, dans les agglomérations d’hommes de nationalités différentes appelés à donner en commun des soins aux blessés, on disposera des moyens voulus pour permettre à tous ces hommes accidentellement réunis de se comprendre et de communiquer entre eux sans trop de difficultés.

Général SEBERT,

Membre de l’Institut de France.

Je vois un grand progrès dans les efforts de ceux qui veulent doter le monde d’une langue auxiliaire.

Général Marquis DE PALAVIEJA,

Comm. royal de la Croix-Rouge Espagnole.

Au cours de la campagne de Chine, j’ai eu à commander une colonne mixte comprenant des contingents français, anglais, allemands, italiens. J’ai donc pu constater par expérience combien une langue commune, qu’ils auraient pu apprendre à parler pendant le temps qu’a duré le voyage du pays d’origine au point de débarquement, aurait été utile à tous.

Général BAILLOUD.

La cause déterminante qui m’a rallié à l’Esperanto, et m’a fait accepter la présidence d’honneur de la Ligue Maritime espérantiste et celle de la Croix-Rouge espérantiste, est ce qu’il m’a été donné de voir lors de l’expédition contre les Boxers, en 1900-1901.

Vice-Amiral BAYLE.


PARIS.  —  IMPRIMERIE LEVÉ, 71, RUE DE RENNES.


Quelques notes supplémentaires, après un siècle :

Cette brochure est une édition très résumée de l’ouvrage complet "Esperanto et Croix-Rouge" du Lieutenant Bayol publié en 1906. Elle connut plusieurs éditions en plusieurs langues.

La présente réédition reproduit intégralement le texte dans une mise en page adaptée. On s’est cependant permis de corriger une erreur, trouvée dans une seule édition, où deux phrases antagonistes avaient reçu des traductions interverties ! Cette erreur typographique autour de la racine "sat-" sera le prétexte du commentaire qui suit.

L’espéranto a évolué depuis ses origines. Aujourd’hui comme hier,
"Mi estas sata" signifie : "Je suis rassasié",
"Mi ne estas sata", ou "Mi estas malsata" signifient : "J’ai faim".
La langue a évolué selon deux directions complémentaires : par extension des principes fondamentaux de la grammaire d’une part, et par extension du vocabulaire (néologismes) d’autre part :
"Mi malsatas", ainsi que "Mi estas angra" ou "Mi angras" signifient de même : "J’ai faim".

La Croix-Rouge aussi a évolué depuis ses origines où seul le sort des soldats blessés abandonnés sur les champs de batailles la préoccupait. Ses activités sont maintenant diversifiées. Ses dizaines de milliers de secouristes civils bénévoles, en France, aident quotidiennement les accidentés de la route, de la vie, les victimes de la guerre économique-sociale, qui disent, en français ou en tant de langues, "J’ai froid", "Je souffre", "J’ai faim".


Kelkaj suplementaj rimarkoj, post jarcento :

Tiu broŝureto estis mallongigo de la kompleta libro de Leŭtenanto Bayol [bajol] eldonita en 1906.

La broŝuro estas dudek-paĝa (IV+16). La formato estas 11½cm.×8cm. Ĝi estis plurfoje reeldonita ĉirkaŭ 1910, per pluraj lingvoj. Jena elektronika reeldono reproduktas la tutan tekston kaj provas respekte adapti la originalan enpaĝigon.

Post jarcento, la lingvo aspektas iomete evoluinta, kiel klarigite supre. Oni povas ĉikani etajn nuancojn, kiel : marŝi/paŝi ; kruro/gambo ; sputi/kraĉi.

Ne ĉikaninda estas la ĉiutaga agado de la Ruĝa Kruco, kiu helpas tre multajn homojn, suferantajn senarmajn nemilitistojn for de batalkampoj, viktimojn de moderna merkat-milito aŭ de aŭtomobilaj akcidentoj.


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